Il ne reste plus que quelques jours avant les élections municipales d’Ottawa, lesquelles auront lieu le 26 octobre 2026. La candidate et les candidats multiplient les efforts pour rallier leur base électorale et tentent de persuader les personnes indécises, qui soutiennent leurs adversaires, de les rejoindre. Le présent communiqué porte sur la possibilité que certaines personnes changent de camp et sur les répercussions potentielles qu’une telle situation pourrait entraîner sur les résultats.
Du 8 au 15 octobre derniers, le groupe conseil Quorus a mené un sondage auprès de 807 personnes résidant à Ottawa.
Qui compose l’électorat dont le vote est acquis? Qui pourrait changer de camp?
Les personnes les plus déterminées sont celles qui soutiennent Mark Sutcliffe (seuls 22 % d’entre elles sont susceptibles de changer d’avis) ou Jeff Leiper (24 %). Pour les autres principaux candidats, environ la moitié des personnes interrogées déclarent qu’elles sont susceptibles de changer d’avis entre le moment de l’entrevue et celui où elles se rendront aux urnes.
Dans l’ensemble, 32 % des personnes qui ont exprimé leur choix électoral affirment qu’il est au moins assez probable qu’elles changent d’avis d’ici le moment où elles se rendront voter.
Parmi les personnes indécises qui mentionnent un deuxième choix, c’est M. Sutcliffe qui recueille le plus de soutien (27 %), tandis que les intentions de vote se répartissent de façon assez égale entre Jeff Leiper (20 %), Neil Saravanamuttoo (20 %) et Alex Lawson (15 %).
Les jeunes, les hommes, les locataires et les personnes ayant suivi des études supérieures sont plus susceptibles que les autres de changer leur choix électoral.

Le vote stratégique pourrait creuser l’avance de Mark Sutcliffe
On parle de «vote stratégique» lorsqu’une personne estime qu’il est inutile de voter pour la candidature de son choix et décide de voter pour quelqu’un d’autre afin d’empêcher la victoire de la candidate ou du candidat en tête. Étant donné que Mark Sutcliffe et Jeff Leiper devancent largement leurs adversaires, et en supposant que l’électorat en est conscient, ce sont les personnes dont le premier choix serait Neil Saravanamuttoo, Alex Lawson ou quelqu’un d’autre qui pourraient raisonnablement changer d’avis pour des raisons stratégiques. D’après cette analyse, Mark Sutcliffe conserve l’avantage, une fois de plus :
l’électorat de Neil Saravanamuttoo se répartit de façon assez égale entre Mark Sutcliffe et Jeff Leiper comme deuxième choix, ce qui laisse penser que cela n’aura pas d’incidence sur l’écart entre les deux principaux candidats.
Les personnes favorables à Alex Lawson sont deux fois plus enclines à se tourner vers Mark Sutcliffe que vers Jeff Leiper, ce qui laisse entrevoir un net avantage de Mark Sutcliffe auprès de cet électorat.
Dans l’ensemble, s’il semble effectivement probable qu’un nombre considérable de personnes «décidées» aient l’intention de changer d’avis, leurs réponses – et en particulier celles des personnes les plus enclines à penser que la candidature de leur choix est peu susceptible de l’emporter – laissent croire que ce revirement tend à profiter davantage au maire sortant, M. Sutcliffe, qu’à son principal adversaire, Jeff Leiper.

Qui réussira à mobiliser son électorat?
Outre le vote stratégique, un autre facteur clé susceptible d’influencer le résultat – ou du moins de le rendre plus serré qu’il ne le semble à l’heure actuelle – réside dans les taux de participation variables au sein des différentes bases électorales. Les principaux candidats affichent à peu près les mêmes proportions de partisanes et de partisans ayant déjà voté : entre 12 % et 15 % de l’électorat qui leur est acquis. Si l’on tient compte de la proportion des personnes qui affirment qu’elles voteront certainement, M. Saravanamuttoo est le candidat dont l’électorat se dit le plus enclin à se rendre aux urnes (90 %). M. Leiper (90 %) arrive en deuxième position en ce qui concerne la mobilisation, tandis que Sutcliffe (83 %) et Lawson (76 %) affichent un taux de participation légèrement moins fiable.
Si M. Leiper parvenait à convaincre 90 % de son électorat d’aller voter, contre seulement 83 % pour M. Sutcliffe, l’écart entre eux s’en trouverait réduit.
Au vu de ces chiffres, les équipes de campagne devraient travailler d’arrache-pied en fin de semaine, et ce lundi. On peut s’attendre à ce que l’équipe de M. Sutcliffe appelle l’électorat de MM. Lawson et Saravanamuttoo à lui accorder son soutien afin d’empêcher M. Leiper de l’emporter, tandis que ce dernier s’adressera à l’électorat de M. Saravanamuttoo, ainsi qu’à celui de ses autres adversaires, en leur expliquant que les changements souhaités sont possibles s’il obtient leur appui. Et, bien sûr, ils chercheront tous à maximiser le taux de participation de leur propre base électorale.

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Qu’est-ce que le metroVox de Quorus ?
Chaque trimestre, Quorus mène un sondage en ligne auprès d’un échantillon de n = 500 personnes résidant dans la région de la capitale nationale (400 à Ottawa et 100 à Gatineau), dont la composition est soigneusement contrôlée afin de refléter la population des personnes de 18 ans et plus. Dans le cadre de la campagne électorale pour la mairie d’Ottawa, cette édition spéciale de metroVox a été réalisée auprès de n = 900 personnes résidant dans la RCN (807 à Ottawa et 151 à Gatineau).
Les résultats du sondage présentés dans le présent document proviennent d’une étude conçue, réalisée et commanditée par le groupe conseil Quorus. Ces résultats reflètent les opinions de 807 personnes sélectionnées au hasard parmi les membres du panel volontaire de Léger, des personnes résidant à Ottawa et âgées de 18 ans et plus, qui ont répondu à un sondage en ligne entre le 8 et le 15 octobre 2026.
Les données ont été pondérées pour reproduire les répartitions de la population selon l’âge et le genre à l’intérieur de la région, conformément aux données du dernier recensement. Une marge d’erreur n’a pu être calculée en raison de l’utilisation d’un échantillon non probabiliste, c’est-à-dire que les répondants ont été sélectionnés uniquement à partir d’une liste de volontaires qui s’étaient inscrits pour participer à des sondages en ligne au moyen d’un panel. Les répondants avaient le choix de faire le sondage en anglais ou en français.
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